Élizaviéta Bam La Leçon répertoire contactez-nous autres accueil english
l'auteur
le metteur en scène
les photos
des extraits RealVideo
les crédits
 

Élizaviéta Bam, la plus récente production des Créations Diving Horse, revient couronnée de succès du festival Fringe d’Edimbourg, édition 2003. Il était présentée aussi au Théâtre La Chapelle, les 25 et 26 janvier et du 21 mars au 7 avril 2002. Écrite en 1927, en plein régime totalitaire russe, cette pièce explore l'univers d'une femme assiégée chez-elle par des personnages hostiles qui représentent un pouvoir répressif. Mais, ces forces qui l'agressent sont-elles réelles ou appartiennent-elles à son imagination ?

Spectacle rythmé et éclaté, Élizaviéta Bam plonge le spectateur dans un univers insolite où le réel et l'imaginaire se chevauchent. Des personnages à la fois étranges et touchants évoluent dans un monde irrationnel. La présentation française de cette œuvre, qualifiée de « tragédie du langage », s'inscrit dans une exploration corporelle du jeu selon la technique développée par le metteur en scène Oleg Kisseliov.

Un jeu et une direction magnifiques dans une pièce exaltante du modernisme russe. Un spectacle-vedette du Fringe.
   REVIEWS GATE, août 2003, Edimbourg, Écosse   (critique complète)

Le magnifique décor géométrique fait voyager les personnages entre le réel et le rêve avec grâce et aisance. Vous en sortirez transportés.
   THE HERALD, août 2003, Edimbourg, Écosse   (critique complète)

Le Russe Oleg Kisseliov dirige avec beaucoup de charme et d’inspiration une distribution canadienne bilingue dans cette production qui ressemble à un rêve géométrique et gothique.
   THE STAGE, août 2003, Edimbourg, Écosse   (critique complète)

Le spectacle nous offre un magnifique surréalisme rendu par des comédiens ensorcelants qui bougent avec grâce dans un décor simple mais efficace ...
   THEATREFEST, août 2003, Edimbourg, Écosse   (critique complète)

Je suis dans une salle de répétition à Montréal, mais j’ai l’impression d’observer une danse de la rage dans un coin perdu du système solaire.
   THE LIST, juillet 2003, Edimbourg, Écosse   (critique complète)

Ce qu'ils se donnent à fond, ces artistes russes! Ils approchent l'art avec la même riguer que le sport. Au bout d'une représentation d'un spectacle dirigé … par Oleg Kisseliov (La Leçon, Songe d'une nuit d'été), les comediens sont en sueur et les spectateurs à bout de souffle … Les resultats sont plus visibles que jamais dans cet étourdissant spectacle qui nous plonge sans pitiée dans l'univers complètement halluciné de Daniil Harms … De ce délire répressif, aussi tragique que comique, comme le veut la tradition absurde, il reste finalement assez peu de sens, mais l'impression d'avoir participé à une expérience mémorable. La scénographie (une conceptton de Kisseliov également) est une chose admirable à geométrie variable. Incroyable ce qu'on peut faire avec deux murs, une colonne, un escalier et des éclairages étudiés. - signés David Perreault Ninacs. Vingt décors en un.
   LA PRESSE, mars 2002, Montréal, Québec   (critique complète)

L'incursion qu'ils nous offrent dans les pensées troubles d'Élizavièta Bam est agréablement déroutante. Un pure délire … Le metteur en scène a opté pour un décor transformable (qu'il a conçu lui-même), manipulé entre les scène. Quand les projecteurs s'alllument la disposition des éléments surprend, un peu comme si le spectateur avait changé son angle d'observation. Étonnant … À l'ingéniosité s'ajoute la vrtuosité. Gaetan Nadeau et Phoebe Greenberg campent un couple que aurait pu servir de modèle a David Lynch … Avec cette expérience, le Théâtre La Chapelle prend des allures de cour de récréation pour artistes ayant envie de s'éclater. Le dérèglement des sens qui nous est proposé, c'est un peu l'equivalent de la brise qui annonce le printemps et nous ramène à la vie…
   LE VOIR, mars 2002, Montréal, Québec   (critique complète)



Mot de la directrice artistique

En lisant Élizaviéta Bam, de même que d'autres courtes histoires de Daniil Harms, j'ai été frappée par l'intensité et l'esthétisme de sa forme littéraire. Il est autonome mais fidèle à la vérité, sa prose et sa poésie étant marquées par l'ironie et l'ambiguté.

Ce n'est pas étonnant qu'il soit devenu une cible pour le gouvernement soviétique de son époque, non seulement en raison du contenu de ses écrits mais aussi pour son énergie et son esthétique.

Tout au long du processus de création, nous avons exploré les éléments suivants: la peur, l'archétype de la victime, les dynamiques entre les hommes et les femmes, l'égoisme du pouvoir en général et celui de l'État envers la nature humaine.

La pièce Élizaviéta Bam nous invite à réfléchir aux sentiments de peur, d'instinct de survie et au pouvoir de l'esprit humain face à l'égocentrisme de l'État.

 - Phoebe Greenberg


Mot du metteur en scène

Élizaviéta Bam - c'est nous tous. De véritables drames, des tragédies, des mystères (miracles) cruels traversent inaperçus notre " jungle " culturelle, pareils à la poussière cosmique qui transperce l'épaisseur de la terre sans être vue ni sentie… personne d'autre à ma connaissance, à part des comédiens, ne pourrait ralentir, même pour un court instant , cette tempête par leur propre corps, par leur peau…Et cet instant même représente, lui aussi, Élizaviéta Bam.

Grâce à ce nom j'ai eu le bonheur de rencontrer tous ceux qui ont crée ce spectacle. Je suis sûr qu'en observant cela de l'au-delà, Daniil Harms comprends mes sentiments.

 - Oleg Kisseliov


haut